BIEN-ÊTRE · 4 MIN DE LECTURE

Vous vous posez … mais est-ce que vous vous arrêtez vraiment ?

Enfin, c’est la fin de journée. Vous rentrez chez vous.

Avant de commencer votre deuxième journée, vous vous accordez cinq minutes dans le canapé. Le téléphone à la main, vous regardez un message. Vous scrollez un peu. Vous pensez à ce qu’il reste à faire, à ce qu’il faut prévoir pour demain, au repas, à cette chose que vous ne devez surtout pas oublier.

Les cinq minutes sont passées mais, au final, vous ne vous êtes pas vraiment arrêtée.

C’est quand même étrange : on peut passer toute une journée à attendre le moment où l’on va enfin pouvoir souffler… et ne jamais vraiment souffler lorsqu’il arrive.

Se poser et s’arrêter, ce n’est pas tout à fait la même chose

Se poser, c’est facile.

On s’assied. On s’allonge. On regarde une série. On prend son téléphone. On boit un café. On ne fait « rien » pendant quelques minutes.

Mais pendant ce temps-là, la tête, elle, peut continuer à tourner à plein régime.

Et le corps aussi peut rester en mode journée : les épaules encore un peu hautes, la mâchoire serrée sans même s’en rendre compte, les jambes qui ne trouvent pas vraiment leur place …

On a arrêté de s’activer. Mais on n’a pas forcément décroché.

Et si le problème était qu’on reste disponible ?

Il y a toujours moyen de nous joindre.

Et il y a toutes ces petites sollicitations qui arrivent justement quand on s’accorde une pause : un message auquel répondre, une notification à regarder, quelqu’un qui a besoin de quelque chose, un truc à vérifier « vite fait ».

Et puis il y a celles qu’on se crée toutes seules : « Pendant que j’y pense, je vais juste … »

Et voilà.

La pause est terminée avant même d’avoir vraiment commencé.

Et si, pendant une heure, le monde pouvait attendre ?

C’est aussi ce que peut offrir un rituel : un moment où vous n’avez plus rien à gérer.

Pendant cette heure-là, pas de téléphone à regarder, pas de notification, pas de « pendant que j’y pense, je vais juste … ».

Vous n’avez pas à penser à la suite. Vous n’avez pas à vous occuper de quelqu’un. Vous n’avez pas à répondre. Vous n’avez même pas besoin de savoir exactement ce dont vous avez besoin.

Vous arrivez simplement comme vous êtes ce jour-là.

Fatiguée. Tendue. Avec la tête pleine. Avec l’envie qu’on s’occupe de votre visage. Avec un corps qui a besoin d’attention. Ou simplement avec cette sensation que vous avez besoin d’une pause, sans vraiment savoir de quoi.

Et ça suffit.

Pendant cette heure-là, vous pouvez juste vous laisser faire.

C’est aussi pour ça que je vous pose quelques questions avant votre rendez-vous

Pas pour vous faire remplir un formulaire pour le plaisir de remplir un formulaire.

Vos réponses me permettent de savoir un peu mieux comment vous arrivez.

Certaines femmes aiment une musique douce. D’autres préfèrent les sons de la nature. Certaines choisiraient volontiers le silence.

Certaines aiment un toucher très enveloppant. D’autres apprécient quelque chose de plus présent.

Il y a celles qui savent exactement ce qu’elles veulent.

Et celles qui répondent très simplement : « Je préfère vous laisser adapter. »

Tout cela compte.

Parce que préparer votre rituel, ce n’est pas simplement savoir ce que je vais faire.

C’est aussi savoir qui je vais recevoir ce jour-là.

Alors, est-ce que vous vous arrêtez vraiment ?

Je ne vais pas vous proposer un défi de sept jours, une routine du soir ou cinq astuces pour apprendre à lâcher prise.

Posez-vous simplement la question.

Quand vous vous accordez enfin un moment, est-ce que vous êtes vraiment indisponible ?

Même pour une heure.

Parce que parfois, on n’a pas besoin d’en faire plus.

On a juste besoin, pendant un moment, de ne plus rien avoir à faire.